J'entends une porte claqué à côté c'est certainement une pauvre fille qui croit sincerement aimer Tom que j'entends pleurnicher dans le couloir,elle redescend à mon avis retrouver ses copines fantasmant respectivement sur Georg, une autre Gustav et une dernière sur moi.Leur racontant que c'était «la plus belle soirée» de toute sa vie.C'est triste.Toujours plongé au fin fond du coeur de ma meilleure amie, la solitude.Tout cela me ronge,pourquoi est ce ainsi je voudrais tellement signer des autographes à toutes ces filles,les serrer dans mes bras,leurs dire que je les aime.D'une manière collective certes mais je les aime toutes et tous.Pourquoi l'Espoir qui m'habite depuis toujours n'abouti à rien..Pourquoi tout ce que je veux n'est qu'illusions ? Pourquoi Tom n'est pas là? Pourquoi mon coeur plein de rêves se décompose lentement ? Pourquoi je ne sais plus vivre et faire toutes les choses qui vont avec ?.. Pourquoi ? Tom je t'en pri entends moi, viens à moi...
Le temps passe..Je me fais pitiée.Je ne trouve la force de rien, ni même de penser, de pleurer,d'attendre,de dormir...Rien en vain,rien du tout.Ma tête penchée sur le lit,mon regard fixé au plafond plus rien ne circule dans ma tête,mon âme semble envolée, seul mon coeur bat faiblement,je perçois le déroulement de ses battements.J'entends frapper à la porte,ma tête se redresse machinalement apres avoir entendu notre code constitué d'un simple coup puis de deux plus rapides élaboré pendant notre période surplombant l'insousciance.La force surhumaine qu'il m'a fallu pour me relever se fait ressentir.Mes pas légers me donne une impression de m'envoler,arriver davant la porte,je l 'ouvre quand je vois Tom avec un visage de détéré..Je l'observe attentivement.
J'peux rentrer ou tu veux que je reste sur le palier ?
Je me décale péniblement pour le laisser entrer.Je suis si content qu'il soit là.Mais je n'ai plus aucunes expressions pour lui montrer.Quelques pas vers mon lit toujours fait,le calme que procurait l'ambiance de cette chambre fut briser par un:
I love Tom and Bill
Tom se laisse tomber,assis sur mon lit, tenant son visage entre ses grandes mains protectrices.Je me laisse glisser sur les draps, jusqu'à sce que je sois totalement étendu de tout mon long non loin de mon frère.J'ai alors le droit à un:
Bill qu'est ce qui nous arrive ?
Cette question qui me fait tant de mal, n'a pas de réponse. Il n'en existe pas.Les secondes passent,les minutent s'en suivent, recroquvillé sur moi même,je suis pris de hoquets,de sanglots.
Bill,viens là.
Je vais me blottir contre lui,mes larmes ne veulent pas cesser de couler.C'est si réconfortant,je sens son odeur,entend sa voix si évocatrice de bonheur,nos destins sont reliés jusqu'à la fin des temps,une lueure d'espoir reprie vie en moi comme si Tom ne l'avais pas totalement oubliée..notre promesse.Bercé par le rythme de sa respiration,ses chutt..et ses mains dans mon dos,mes cheveux,mes yeux mi-clos enlacent alors mes songes,une sorte de retour aux source,comme avant je peux m'endormir contre cette partie de moi protectrice..Je t'aime tellement Grand Frère
Qu'est ce que j'apprécie ce sommeil auprès de mon autre , c'est si sincère,si reposant. Oui par ce que j'ai tout de même eu une journée chargée. Le réveil programmé à huit heures,pour arriver dans l'après-midi dans une nouvelle ville où se déroulera le concert du soir même. Ce qui inclut donc par la même occasion, le manque de temps irrévocable qui m'es dû. Environ deux heures passent , le temps que je choisisse mes habits , qui précisons le , ne verront la lumière du jour que très peu de temps, étant donné que j'aurai une autre tenue pour la scène. Et encore, n'oublions pas le maquillage, soyons bien d'accord le plus important.Puis ma coiffure que je vais tenter de parfaire mais qui en vain me fera royalement chier et je mettrai une casquetteau final... J'ai le droit au fameu « Grouilles-toi, tu fais chier!» de Tom ,après ca..Je regarde devant moi , grattant encore le peu de dignité qui me reste. Il ne le dit pas méchamment pourtant.. J'entends ce qu'il pense et oui hônnetement ça me fait chier à moi aussi.. ' Mais , Bill , arrête je le vois bien que dérrière tes lunettes tu baisse les yeux , que des larmes te piquent et qu'à l'intérieur de toi,tu te replies pour prendre le moins d'espace possible. Tu as beau lever le menton plus haut que moi , tu n'en restes pas moins le ptit frère qui tremble dans ses pantalons trop sérrés.